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Aujourd’hui, le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) a l’honneur d’accueillir l’ambassadrice de France au Canada, Son Excellence Kareen Rispal lors d’un événement à Fredericton en partenariat avec Opportunité Nouveau-Brunswick (ONB). L’objectif est de rassembler des membres de la communauté d’affaires de la province afin de discuter des liens économiques. Du commerce aux investissements, le Nouveau-Brunswick et la France partagent de nombreux intérêts communs que nous devrions exploiter davantage pour faire croitre nos économies respectives.

Depuis le 1er avril, les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises doivent payer la nouvelle taxe sur le carbone imposée par le gouvernement fédéral sur les combustibles fossiles tels que l’essence, le charbon, le mazout, le propane et le gaz naturel. L’objectif de cette nouvelle taxation est de modifier les habitudes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et, par ricochet, contrôler les changements climatiques.

La semaine dernière, Statistiques Canada a publié un portrait des tendances observées de 2001 à 2016 sur la langue française dans les provinces de l’Atlantique. Les chiffres démontrent que la minorité francophone du Nouveau-Brunswick est passée de 33,1 % de la population à 31,7 %, alors que l’utilisation du français comme langue d’usage pendant cette période a reculé de 5 %. En même temps, la Presse canadienne a publié un sondage qui révèle que 42 % des gens en Atlantique croient que le bilinguisme n’est pas important. Tous ces chiffres portent à réfléchir et me mènent au sujet d’aujourd’hui, soit que « deux langues, c’est bon pour les affaires ».

Les préoccupations des entreprises francophones du Nouveau-Brunswick telles que présentées par le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) semblent avoir été entendues dans le budget provincial déposé la semaine dernière. Comme le préconisait la communauté d’affaires francophone, un assainissement des finances publiques semble former l’une des priorités de ce budget qui propose également quelques mesures pour favoriser la croissance économique.

Le 20 mars marque la Journée internationale de la Francophonie et nous en profitons habituellement pour souligner l’importance et la vitalité de notre langue et de notre culture. J’aimerais toutefois m’attarder sur un autre aspect de la Francophonie qui passe souvent sous le radar, soit les occasions économiques justement présentes devant nous grâce à notre belle langue française.