logo small2x
Saviez-vous que d’ici dix ans, 120 000 travailleurs néo-brunswickois prendront leur retraite ? Ce sont donc 120 000 postes à combler pour remplacer ces 120 000 employés qui sont également des contribuables, des consommateurs, des clients, etc. L’impact de ce nombre élevé de nouveaux retraités sur notre économie et nos entreprises s’avèrera significatif à grande échelle, surtout si on considère aussi les défis actuels de nos entreprises qui éprouvent déjà de la difficulté à recruter une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à leurs besoins.

Comme nous l’avons célébré en grand lors du Congrès mondial acadien (CMA), notre Acadie est celle de l’art et la culture, mais aussi celle l’entrepreneuriat et des affaires. Le volet économique du CMA a ainsi permis la rencontre de la famille d’affaires de l’Acadie et de la Francophonie avec 175 participants qui provenaient non seulement des provinces de l’Atlantique, mais également du Québec, de l’Ontario, de la Louisiane, de la France et du Sénégal. La tenue de cet événement a renforcé l’importance et la pertinence d’organiser de telles rencontres de gens d’affaires pour échanger, partager, discuter et semer les graines de futurs partenariats.

Lors du spectacle du 15 août, l’artiste Serge Brideau a rappelé sur scène que notre premier ministre est unilingue anglophone. M. Higgs a rétorqué par la voix des médias en demandant si les gens désiraient un premier ministre bilingue ou un premier ministre avec un vrai plan pour la province. Pour cette chronique, j’aimerais m’attarder un peu au deuxième élément de la réponse de M. Higgs en demandant quels sont justement les détails de son plan pour la province, puisque nous souhaitons bien le savoir.

Demain, l’Acadie tout entière célèbrera sa culture et sa fierté lors de multiples activités dans la plupart des municipalités de notre province. Le drapeau bleu, blanc et rouge orné d’une étoile se retrouvera à l’honneur alors qu’Acadiens et Acadiennes ainsi que tous nos amis acadiens d’adoption fêteront ensemble notre belle diversité.

Le Nouveau-Brunswick connaît d’importants défis de main-d’œuvre et, parmi les solutions préconisées, nous mentionnons régulièrement l’immigration économique, le rapatriement de Néo-Brunswickois exilés, l’automatisation et la robotisation. Une autre avenue intéressante à explorer s’avère fort simple, mais souvent oubliée, voire négligée, soit l’embauche d’une personne ayant un handicap. Pas moins de 23 pour cent de la population active du Nouveau-Brunswick, soit 109 280 personnes en âge de travailler, présente un handicap quelconque et ce bassin de population s’avère souvent inexploité par les employeurs pour y recruter de nouveaux employés.