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Toucher un homard bleu et une étoile de mer dans un bassin tactile. Apprendre l’art de fabriquer des mouches à pêche puis lancez votre ligne pour taquiner le saumon. Changer d’époque pour découvrir la vie des Acadiens d’autrefois. Admirer la beauté paisible de jardins et de mosaïculture et se laisser charmer par une harmonie de couleurs, d’odeurs et de symphonies. Se détendre le long d’une plage d’eau chaude qui s’étend à perte de vue ou alors utiliser un kayak de mer pour explorer les merveilles de la côte acadienne.

De nos jours, on peut difficilement se renseigner sur les nouvelles économiques sans entendre un reportage sur l’ALENA. La renégociation de cet important accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique fait les manchettes et ces négociations internationales complexes peuvent sembler bien éloignées de notre quotidien ici au Nouveau-Brunswick. La réalité est toute autre.

L’arrivée des baleines noires dans les eaux au large de nos côtes a suscité des fermetures de zones de pêche par le gouvernement fédéral dans un effort pour protéger cette espèce menacée d’extinction. De prime abord, soulignons l’importance de protéger une espèce en voie de disparition comme le sont les baleines noires. La protection d’une espèce est un dossier prioritaire pour le gouvernement canadien depuis le début de cette crise.

Voir la Vérificatrice générale consacrer un chapitre en entier dans son rapport 2018 présenté la semaine dernière est une sonnette d’alarme que l’on ne peut plus ignorer. Le fardeau financier de la province ne cesse d’augmenter avec des déficits consécutifs qui, combinés avec la croissance de la dette, soulèvent des préoccupations au sujet de la durabilité même de la province. Le Nouveau-Brunswick doit améliorer sa santé financière si nous voulons continuer à offrir les services gouvernementaux à notre population tels que des soins de santé, l’éducation et les routes, tout en respectant nos engagements financiers. 

Le Nouveau-Brunswick s’est récemment classé au dernier rang dans un rapport sur l’innovation produit par le Conference Board du Canada. Notre province n’a obtenu aucune note positive pour les indicateurs étudiés. Il faut tout d’abord admettre que le concept-même de “l’innovation” est un peu vague. Pour reprendre la définition du Conference Board: l’innovation c’est « un processus par lequel on extrait des connaissances une valeur économique ou sociale, par la formulation, la diffusion et la transformation d’idées, afin de créer des produits, des services, des stratégies, des capacités ou des procédés nouveaux ou améliorés ». En d’autres mots, innover, c’est simplement faire les choses autrement; nul besoin d’un laboratoire ou d’un sarrau blanc pour le faire.