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L’innovation : Un ingrédient primordial pour demeurer concurrentiel

Dans notre chronique du 16 juillet, nous avons évoqué l’importance de l’innovation pour le développement économique de la province.  L’innovation à laquelle nous référons, l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) l’a défini comme la mise en place de biens, de services ou de processus, nouveaux ou améliorés, dans les pratiques d’une organisation.
 
Le rapport du Conseil économique des provinces de l’Atlantique (CEPA) de mars 2021 indique que la région Atlantique tire de la patte dans tous les domaines liés à l’innovation, un ingrédient central sans lequel la compétitivité de nos entreprises est en péril. Le CEPA propose un train de mesures pour renverser la vapeur : formation, immigration, adoption accélérée de la technologie, etc.

« Le modèle traditionnel de l’innovation place beaucoup d’emphase sur la recherche comme source d’idées nouvelles », affirme Pierre Zundel, le président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick. « C’est le cas, mais ces dernières ne se transforment pas en de l’innovation comme par magie. Plusieurs activités d’adaptation, d’expérimentation et de transfert sont nécessaires pour que les nouvelles idées et techniques soient identifiées, évaluées, testées et adoptées par les entreprises. D’autre part, la mondialisation fait en sorte que des idées, des méthodes et des technologies nouvelles et utilisables arrivent de partout aujourd’hui. »

La capacité d’intégration des idées et technologies au sein des entreprises est d’une importance capitale dans une économie axée sur le savoir. Or cette capacité est sous développée au Nouveau-Brunswick par rapport aux besoins que nous avons. Il y a bien quelques acteurs qui se démarquent dans ce domaine tels que CCNB-INNOV, Valorēs et certaines entreprises privées mais ce n’est pas suffisant.

De quoi avons-nous besoin pour relever les défis de l’innovation dans la province? Selon le CCNB et le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB), quatre grands chantiers urgents méritent que nous y accordions toute notre attention:
  • Il faut d’abord s’assurer d’appuyer le développement d’une infrastructure robuste de services qui favorisent et accompagnent nos entreprises dans l’intégration de technologies.
  • Il faut ensuite s’assurer d’avoir accès à un bassin de talent en nombre et en qualité suffisant pour rencontrer la demande et ancrer une véritable culture de l’innovation au plus profond de notre système économique.
  • Il faut de plus favoriser les regroupements sectoriels d’innovateurs et propulser de l’avant des projets d’innovation collaborative dans une province aux ressources financières limitées.
  • Il faut finalement faire en sorte que les entreprises soient dans une position à investir et leur permettre de décider où elles iront chercher les services dont elles ont besoin pour innover.
En somme, il faut une vision réaliste et pragmatique des étapes et du processus qui mène à l’innovation. Et il faut passer à l’action de manière résolue pour s’assurer que la province puisse atteindre son potentiel économique de façon durable dans un monde de plus en plus concurrentiel tout en utilisant les grandes capacités de réseautage à notre avantage.  Ensemble, nous y arriverons!


Gaëtan Thomas
Président, directeur-général
Conseil économique du N.-B.