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Le N.-B. doit amplifier ses efforts d’innovation

Pour la troisième semaine consécutive, j’explore un élément de l’imposant rapport préparé par l’économiste David Campbell pour un plan d’action afin d’assurer la reprise de notre économie après la pandémie. Cette fois-ci, l’innovation se retrouve dans notre ligne de mire, car amplifier les efforts d’innovation de nos entreprises jouera un rôle essentiel pour la croissance future de notre économie.

En effet, nos entreprises ne peuvent plus uniquement miser sur des salaires et des coûts d’exploitation moins élevés qu’ailleurs pour leur procurer un avantage concurrentiel. Elles devront améliorer leur productivité et maintenir de meilleurs salaires afin que leurs produits ou services demeurent concurrentiels. De même, les industries exportatrices devront faire face à des risques du marché et à de nouvelles technologies pour répondre aux efforts pour réduire les changements climatiques. Même les entreprises qui opèrent seulement dans un marché local devront innover puisqu’elles doivent dorénavant rivaliser avec des plateformes comme Amazon.

Innover permet d’améliorer la performance et l’une des mesures de son impact est celle de l’indice de la productivité de la main-d’œuvre, soit le ratio entre la valeur réelle ajoutée et les heures travaillées. Malheureusement, les chiffres compilés par Statistiques Canada révèlent que 87 pour cent des industries au Nouveau-Brunswick se retrouvent sous la moyenne nationale de 1,00. Saluons toutefois les performances de six secteurs qui dépassent la moyenne nationale, soit la production animale (1,83), l’aquaculture (1,46), les services administratifs de bureau (1,37), la fabrication de papier (1,28), la production, la transmission et la distribution d’électricité (1,26) et puis le transport par camion (1,11). Malheureusement, plusieurs de nos secteurs performent en dessous de la moyenne nationale de cet indice de productivité comme la construction résidentielle (0,77), la préparation et l’emballage des fruits de mer (0,70), entreposage et stockage (0,79), les meubles et la fabrication de produits reliés (0,73), ainsi que la conception de système d’ordinateurs et de services reliés (0,72).

Demeurer concurrentiel représente un énorme défi et amplifier l’innovation dans nos entreprises les aidera à le relever avec succès. Des politiques et programmes gouvernementaux provinciaux devront appuyer les entreprises des secteurs mentionnés plus haut pour les aider à innover davantage, ce qui nécessitera notamment des investissements en recherche et développement. Ces firmes devront améliorer leur productivité et investir dans les technologies, dans des équipements et dans l’amélioration de leurs processus. Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick appuie fermement ces recommandations, car amplifier l’innovation dans nos entreprises leur permettra de demeurer compétitives sur le marché mondial. Ensemble, nous y arriverons!


Gaëtan Thomas
Président, directeur-général
Conseil économique du N.-B.