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La province doit en faire plus pour les PME

Au cours des dernières années, les tendances technologiques prennent de plus en plus d’ampleur et les applications numériques dans tous les domaines deviennent choses communes. Le milieu des affaires n’y fait pas exception avec des appareils mobiles qui transforment les méthodes de travail, alors que les entreprises adoptent l’automatisation et la robotisation pour améliorer leurs processus.


La pandémie de COVID-19 a certes accéléré la mise en oeuvre de nouvelles technologies pour respecter les mesures de distanciation, mais la pénurie de ressources humaines qualifiées continue de poser un défi. Les universités et les collèges doivent donc s’adapter sans cesse et faire preuve de flexibilité pour répondre à ces nouvelles exigences technologiques. Et, de leur côté, les employeurs doivent fournir des formations adéquates pour transformer les emplois en réponse à ces tendances. Les entreprises doivent transformer leurs opérations et adopter l’automatisation et la robotisation, ainsi que moderniser leurs infrastructures numériques pour demeurer concurrentielles sur le marché national et international. En d’autres mots, nos entreprises doivent s’adapter pour ne pas être dépassées !

Cela nécessite donc des programmes incitatifs des gouvernements fédéral et provincial pour appuyer nos entreprises dans cette transformation essentielle. Si le Nouveau-Brunswick veut rester compétitif, des investissements de la province s’avèreront nécessaires pour inciter le secteur privé à accélérer cette évolution technologique pour assurer sa compétitivité et même sa survie. Ces incitatifs doivent également répondre aux besoins de la main-d’œuvre pour améliorer leurs capacités technologiques d’où l’importance d’aussi appuyer nos universités et collèges pour répondre aux besoins de formation d’une population adulte.

À l’heure actuelle, la province en fait très peu et des investissements seront nécessaires pour compléter l’effet de levier de fonds fédéraux. La Nouvelle-Écosse a récemment annoncé des initiatives pour appuyer l’automatisation de ses entreprises, alors que l’Île-du-Prince-Édouard s’intéresse au développement des énergies vertes et alternatives. Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick souhaite ardemment que le Nouveau-Brunswick emboite le pas et présente des engagements similaires dans son prochain budget provincial. Ensemble, nous y arriverons !


Gaëtan Thomas
Président, directeur-général
Conseil économique du N.-B.