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La main-d’œuvre qualifiée… l’essence de notre économie

Tout comme le moteur d’une voiture, notre économie nécessite quelques éléments essentiels pour assurer son bon fonctionnement. Cependant, comme nous l’avons déjà mentionné à plusieurs reprises dans cette chronique, notre province connait une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Si nous n’agissons pas pour renverser cette tendance, le moteur de notre économie pourrait bientôt tomber en panne d’essence, faute de travailleurs dans nos entreprises.

Selon Statistique Canada, le nombre de postes vacants au Nouveau-Brunswick est passé de 6 945 à 10 315 entre 2016 et 2019, soit une hausse de près de 50 pour cent. Ces milliers d’emplois que nos entreprises ne peuvent pas combler représentent d’importants freins à leur croissance, à leurs projets d’expansion, voire même à leurs opérations quotidiennes.

 À cela, ajoutons le nombre grandissant de gens qui prennent maintenant leur retraite chaque année et que nos entreprises doivent remplacer par de nouveaux employés. Notre province comptait environ 1 500 personnes retraitées par année dans les années 90, mais ce chiffre atteint maintenant plus de 6 000 personnes par année qui quittent le marché du travail pour profiter de leur retraite.

Toujours selon Statistique Canada, mentionnons également que le Nouveau-Brunswick se retrouve à l’avant-dernier rang national en termes de la croissance de notre produit intérieur brut (PIB). Cet indicateur d’une économie à la hausse n’était en effet que de 0,4 pour cent par année entre 2008 et 2018, comparativement à la Saskatchewan qui a eu une moyenne de croissance de quatre fois plus élevée de 1,6 pour cent par année durant la même période.

Il va sans dire que l’impact de notre pénurie de main-d’œuvre qualifiée sur la croissance de notre économie continue de s’amplifier et que nous devons le réaliser et, surtout, agir, dès que possible ! Comme nous l’avons mentionné à plusieurs reprises, l’immigration économique représente l’une des facettes de la solution à ce vaste défi. L’objectif de notre province d’attirer jusqu’à 10 000 nouveaux arrivants par année doit être atteint si nous voulons renverser ces tendances. Nos entreprises doivent également explorer le potentiel de l’automatisation et de la robotisation, un long processus qui doit être facilité par des programmes gouvernementaux. 

En ce début d’année 2021, prenons donc la résolution d’agir sans tarder dans ce vaste dossier aux multiples ramifications. Comme nous voulons éviter que le moteur de notre économie tombe en panne d’essence, mettons en place des actions concrètes pour relever les défis de main-d’œuvre de nos entreprises. Celles-ci pourront ensuite propulser nos communautés et notre province pour assurer notre avenir.

Sur ce, au nom de toute l’équipe du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, permettez-moi d’offrir à nos entreprises et à tous les citoyens et citoyennes de notre belle province nos meilleurs vœux pour l’année 2021. Que cette nouvelle année soit remplie de succès, de santé et d’actions concrètes pour propulser notre économie ! Ensemble, nous y arriverons !


Gaëtan Thomas
Présdient, directeur-général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick