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La Francophonie, un levier économique essentiel pour le Nouveau-Brunswick

Cette semaine, nous aimerions attirer votre attention sur des données fascinantes tirées d’un rapport* sur les retombées économiques du Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Moncton en 1999. Plus de vingt ans après cet évènement marquant, nous en ressentons toujours les effets dans plusieurs secteurs. La Francophonie économique de notre province représente un levier essentiel que nous pouvons certainement maximiser davantage pour propulser notre économie encore plus loin.

Tout d’abord, une étude de l’APÉCA avait révélé que la tenue du Sommet a engendré un impact économique de plus de 78 millions $. De plus, la tenue même de cet évènement d’envergure dans notre coin du pays est déjà un fait remarquable et il a mis le Nouveau-Brunswick sur la carte mondiale. Notre province s’est ouverte sur le monde et elle a gagné en confiance pour agir sur la scène internationale.

Mais l’effet du Sommet de 1999 ne s’est pas arrêté là, notamment dans le secteur de l’éducation. Par exemple, le nombre d’étudiants internationaux qui proviennent de pays francophones a connu une augmentation de plus de 489 pour cent entre 1999 et 2019. Ceux inscrits au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) ont augmenté de 426 pour cent depuis 2012 et, fait intéressant, il n’y avait pratiquement aucun étudiant international inscrit au CCNB avant la tenue du Sommet. L’impact économique de cette population étudiante internationale dans nos deux institutions au fil des ans a atteint 320 millions de dollars.

La santé est un autre domaine touché étroitement par la tenue du Sommet de la Francophonie puisque des fonds fédéraux ont par la suite été octroyés pour contribuer à la création du Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick. Plus de 200 médecins y ont été formés depuis sa création et les retombées de leur pratique dans la province depuis 2010 se chiffrent à 124,5 millions $.

N’oublions pas non plus que le Nouveau-Brunswick est membre à part entière de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui regroupe 54 pays et gouvernements membres de plein droit, sept membres associés et 27 observateurs répartis sur tous les continents. Ce vaste bassin d’une population de 890 millions de personnes avec qui nous partageons une langue forme des partenaires potentiels dans tous les domaines. Depuis 2010, la valeur des exportations des biens du Nouveau-Brunswick vers les pays de la Francophonie est passée de 195 millions $ à 346 millions $ en 2018.

Ces quelques chiffres tirés de ce rapport gouvernemental démontrent donc amplement l’apport essentiel de notre francophonie économique. Notre province occupe une place de choix sur l’échiquier de la Francophonie mondiale et nous pouvons maximiser encore davantage ce levier. Ensemble, nous y arriverons !

*Rapport intitulé « Retombées du Sommet des Chefs d’États et de gouvernements ayant le français en partage – Sommet de la Francophonie de 1999 au Nouveau-Brunswick, Canada », janvier 2020

Gaëtan Thomas
Président-directeur général 
Conseil économique du Nouveau-Brunswick