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Le rôle clé des chaines d’approvisionnement pour notre reprise économique

Depuis la pandémie, avez-vous attendu plus longtemps que d’habitude pour obtenir certains produits ? Que ce soit des meubles, des matériaux de construction, les appareils électroniques et les électroménagers, de la farine ou autres, la pandémie a perturbé l’approvisionnement dans pratiquement tous les secteurs. Un récent rapport du Conseil économique des provinces de l’Atlantique (CEPA) sur le rôle clé des chaines d’approvisionnement mondiale pour notre reprise économique m’a porté à réfléchir sur ce sujet d’importance capitale pour notre économie.

De nos jours, nous sommes tous interconnectés. Par exemple, la fermeture temporaire d’usines en Chine au début de la pandémie a affecté l’approvisionnement de certains produits ou composantes utilisés par nos entreprises ici même au Nouveau-Brunswick quelques semaines plus tard. Les exportations néo-brunswickoises ont chuté de 50 pour cent en mai comparativement aux douze mois précédents. Seuls le bois, les bluets gelés et les patates semblent avoir été relativement épargnés avec une légère hausse des exportations, mais le prix du bois de construction a connu une augmentation vertigineuse accentuée par une importante pénurie. L’Organisation mondiale du commerce a quant à elle prédit que le volume des échanges commerciaux mondiaux connaitra un déclin de 13 à 32 pour cent en 2020 avant de remonter de 21 à 24 pour cent l’an prochain.

Toutes ces perturbations dans les chaines d’approvisionnement forcent nos entreprises à examiner de plus près leurs opérations, leur approvisionnement et leurs inventaires. Ce rapport du CÉPA propose justement quelques points à retenir dans cette situation sans précédent. Il suggère ainsi aux entreprises du Canada Atlantique de réévaluer les occasions du marché immédiates et à long terme et de déterminer de quelles façons la pandémie créera des changements de demande et de nouvelles occasions de croissance.

Plusieurs auront constaté la relative fragilité et la volatilité de notre chaine d’approvisionnement au cours des derniers mois. Les entreprises se doivent donc d’en établir les risques, d’ajuster les inventaires et de réévaluer leur dépendance aux fournisseurs clés et aux modes de transport pour atteindre un meilleur équilibre.

Un autre point à retenir de ce rapport propose la révision et la mise à niveau des capacités pour le commerce électronique, autant pour les ventes que pour les achats. L’utilisation des technologies peut aussi être maximisée pour améliorer sa concurrence et ses capacités de ventes. Elles peuvent aussi accentuer la collaboration et les partenariats en ligne puisque les contacts personnels sont réduits en cette époque de distanciation physique.

Mentionnons ici le nouveau programme de renforcement de l’infrastructure technologique lancé récemment par l’APÉCA pour aider nos entreprises à financer l’amélioration de leur productivité et leur résilience. Tout ceci rejoint encore une fois une des priorités du Conseil économique du Nouveau-Brunswick avec un environnement qui appuie la croissance des entreprises où l’accès à l’internet hausse vitesse partout en province représente un élément crucial.

Enfin, ce rapport du CÉPA propose d’ailleurs à nos gouvernements d’appuyer les entreprises qui désirent améliorer leurs capacités de commerce électronique et la numérisation de la gestion de leur chaine d’approvisionnement. De plus, les gouvernements pourraient évaluer les occasions de créer des liens entre les entreprises de l’Atlantique et la capacité d’approvisionnement régional et de considérer des mesures pour mettre à niveau cette capacité.

Nous invitons donc nos gens d’affaires à prendre un moment pour examiner leurs chaines d’approvisionnement et d’agir pour en minimiser les perturbations entraînées par la pandémie. Mieux vaut prévenir que guérir et notre économie en ressortira plus forte. Ensemble, nous y arriverons !

Gaëtan Thomas
Président-directeur général du CÉNB