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Une question de transport qui nous touche de près

Que pensez-vous d’une occasion de développement économique qui apporterait 350 millions $ supplémentaires au PIB du Nouveau-Brunswick ? Ce projet existe bel et bien et il pourrait avoir un impact significatif non seulement sur notre industrie des transports routiers, mais aussi sur le tourisme et la sécurité routière de nos citoyens et citoyennes. Il s’agit du jumelage du dernier tronçon de la route 185 qui relie Rivière-du-Loup au Québec à la frontière du Nouveau-Brunswick à Edmundston pour le transformer en autoroute à quatre voies.

À l’heure actuelle, les 41 derniers kilomètres à deux voies forment un goulot d’étranglement qui ralentit le transport routier vers les provinces maritimes. Par conséquent, ceci augmente le coût du transport de marchandises de plus de 20 pour cent entre l’est et le centre du pays, tout en augmentant les émissions de gaz à effet de serre à cause d’un plus grand volume de plus petits camions.

Et qui parmi nous n’a pas emprunté cette route dangereuse au cours des dernières années pour voyager entre Edmundston et Québec ou bien Montréal ? Nous connaissons donc tous bien les risques d’accidents routiers qui peuvent y survenir.

Le gouvernement du Québec entend y remédier avec des travaux prévus en 2025 et le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) unit sa voix à divers partenaires pour demander l’accélération de ce projet. Nous avons déjà abordé ce sujet avec la Fédération des chambres de commerce du Québec et avec le Bureau du Québec dans les provinces atlantiques pour que ce pont stratégique pour nos deux provinces devienne une réalité plus rapidement que prévu.

Comme nous l’avons établi dans nos priorités, les entreprises requièrent un environnement favorable aux affaires et ceci comprend notamment des infrastructures de transport pour la circulation rapide et efficace des marchandises. Dans cette optique et à la demande de nos membres, nous remettons sur la table le doublement de la route 11 entre Shediac et Bathurst pour améliorer le va-et-vient de marchandises dans toutes les régions de la province. Nous sommes convaincus qu’une autoroute à quatre voies favoriserait la croissance de toutes les communautés qui longent la route 11, de même que celles des régions du nord de la province, tant du point de vue économique que démographique et social.

Le CÉNB continuera d’aborder le sujet avec nos gouvernements et autres instances pour réclamer des progrès rapides et concrets dans ces dossiers. L’accès à des infrastructures routières représente un élément essentiel à la prospérité de nos régions et nous continuerons donc à mettre de l’avant les dossiers de la route 185 et de la route 11. Ensemble, nous y arriverons !

Gaëtan Thomas
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.