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Assurons un environnement favorable pour nos petites et moyennes entreprises

Saviez-vous que les travailleurs bilingues sont à l’origine de 38 pour cent du produit intérieur brut (PIB) du Nouveau-Brunswick selon le Conference Board du Canada ? De plus, 27 pour cent de notre PIB découle de l’activité économique du nord de la province. Avec de tels chiffres en tête, j’aimerais aborder cette semaine une autre priorité du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) en cette campagne électorale, soit l’importance d’assurer un environnement qui favorise le développement du secteur privé.

Comme on le sait, la plupart des entreprises du Nouveau-Brunswick sont des petites et moyennes entreprises (PME) et un grand nombre d’entre elles sont situées dans nos régions. Au cours des dernières années, la croissance du secteur public de la province a connu une plus forte croissance que celle du secteur privé, ce qui a créé un certain déséquilibre pour financer tous nos services publics. Rappelons que ce sont en grande partie les taxes générées par l’activité économique du secteur privé qui permettent à nos gouvernements de nous fournir nos soins de santé, l’éducation de nos enfants, nos services sociaux et bien d’autres.

Nous profitons donc tous d’une économie solide et en croissance et, à son tour, celle-ci nécessitera plusieurs éléments prioritaires pour la propulser au cours des prochaines années. Le CÉNB et ses membres préconisent ainsi tout d’abord une gestion régionale avec des outils et des structures efficaces. Certes, une gouvernance centrale est toujours de mise, mais certaines décisions ainsi que leur exécution devraient provenir des régions mêmes qui connaissent mieux les défis et, surtout, les solutions dont elles ont réellement besoin.

Un autre élément prioritaire serait la création de zones de taxation qui favorisent les investissements en région. Communément appelées « zones franches », celles-ci créent un environnement de taxation attrayant qui permet d’attirer des entreprises complémentaires qui sauront ajouter à l’offre néo-brunswickoise et qui pourraient être partenaires avec nos entreprises locales pour contribuer à leur essor.

Enfin, pour attirer ces entreprises et appuyer la croissance de nos entreprises existantes, nous aurons besoin du troisième pilier suggéré par le CÉNB : un accès à des infrastructures numériques de qualité partout au Nouveau-Brunswick. L’économie numérique est la voie de l’avenir et la hausse du télétravail pendant la pandémie crée une nouvelle tendance qui représente une importante occasion à saisir pour notre province.

Le Nouveau-Brunswick se démarque déjà avec sa main-d’œuvre bilingue comme je l’ai souligné au début. Ajoutons à cela son coût de la vie peu élevé, son excellente qualité de vie et sa bonne gestion de la crise de santé publique et nous nous retrouvons avec des éléments très attrayants pour les travailleurs. Créons maintenant les conditions nécessaires pour un environnement qui favorise le développement du secteur privé.

Nos défis peuvent peut-être sembler insurmontables en cette époque de grande incertitude et les décisions de notre prochain gouvernement seront cruciales pour notre avenir et pour la reprise économique. J’aimerais donc vous quitter en rappelant ces mots de Nelson Mandela, soit le souhait que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. Ensemble, nous pourrons y arriver !

Gaëtan Thomas
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.