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Pour une voix collective forte à Fredericton

Le monde continue de tourner et d’évoluer à un rythme de plus en plus rapide, et ce, même en temps de pandémie. Certains diront que ce rythme devient essoufflant, mais ceux et celles qui s’y ajusteront le plus rapidement en ressortiront gagnants et gagnantes, une fois cette tempête traversée. Et nous, comme communauté d’affaires, comment pouvons-nous suivre ce rythme ? Une des clés du succès sera de se rallier collectivement pour accélérer notre capacité d’adaptation à ces changements effrénés.

Tout d’abord, nous devons présenter une voix forte et unie à Fredericton afin de saisir les occasions qui apparaissent plus vite que jamais. Celles-ci disparaissent tout aussi rapidement, alors nous devons en profiter dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons donc modifier nos façons de faire et nous mobiliser pour réagir aussitôt.

Comme traité dans mes chroniques précédentes, un de mes objectifs en tant que président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) est de créer une coalition puissante. Pour ce faire, je m’appuie sur un regroupement déjà existant, mais qui gagnerait à être maximisé davantage, soit la concertation des chambres de commerce de la province. Celles-ci se rassemblent déjà quelques fois par année et nous pourrons bâtir sur ce réseau déjà existant pour monter des dossiers collectifs. Imaginez leur poids lors de discussions à Fredericton si elles font toutes front commun avec le CÉNB pour faire avancer des dossiers provinciaux.

Déjà, nous pouvons unir nos voix pour appuyer nos collègues des régions du Restigouche et du Madawaska ou encore la Péninsule acadienne. Ces régions demandent à ouvrir davantage nos frontières, de façon limitée et contrôlée bien entendu, pour permettre leur survie économique. Leur industrie touristique s’avère probablement la plus durement touchée de toute la province et, d’ailleurs, les établissements touristiques de la magnifique région du Madawaska rapportent une perte de plus de 90 pour cent de leur revenu. Comment peuvent-ils survivre avec des taux d’occupation qui oscillent autour de 15 pour cent ? Certes, ils recevront un coup de pouce du nouveau programme gouvernemental qui encourage les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à voyager à l’intérieur de la province, mais cela ne sera pas suffisant pour combler leurs réductions extrêmes de marché.

Pour rayonner comme province, nous devons donc regarder le portrait global pour toute la province. Ce qui affecte une de nos régions crée un impact direct ailleurs en province. Un jour, nous aurons également besoin de l’appui du Restigouche ou du Madawaska quand, par exemple, l’industrie du bleuet ou encore celle de la pêche connaitra une mauvaise saison ou une situation problématique.

Une puissante coalition de gens d’affaires provenant des chambres de commerce des quatre coins de la province en équipe avec la force du réseau du CÉNB permettra donc de nous faire entendre à Fredericton. Nos voix unies auront un important poids dans les décisions politiques qui nous affectent tous, alors ensemble, on y arrivera !

Gaëtan Thomas
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick