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Recherchés : 120 000 personnes pour combler 120 000 emplois

Saviez-vous que d’ici dix ans, 120 000 travailleurs néo-brunswickois prendront leur retraite ? Ce sont donc 120 000 postes à combler pour remplacer ces 120 000 employés qui sont également des contribuables, des consommateurs, des clients, etc. L’impact de ce nombre élevé de nouveaux retraités sur notre économie et nos entreprises s’avèrera significatif à grande échelle, surtout si on considère aussi les défis actuels de nos entreprises qui éprouvent déjà de la difficulté à recruter une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à leurs besoins.

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) tire la sonnette d’alarme pour ce dossier d’envergure depuis déjà plusieurs années et nous travaillons avec différentes parties prenantes pour trouver des solutions. Nous avons des ententes et nous collaborons ainsi avec nos institutions postsecondaires pour les rapprocher de nos membres avec des initiatives telles que le programme Prêt pour l’Avenir Nouveau-Brunswick. Par l’entremise du RDÉE NB, nous aidons nos entreprises à améliorer leurs processus et nous faisons aussi la promotion de l’automatisation, deux stratégies intéressantes pour aider nos entreprises à pallier leur pénurie de main-d’œuvre.

Nous multiplions également nos efforts pour promouvoir l’immigration que nous considérons comme un morceau essentiel de ce vaste casse-tête de la main-d’œuvre. Nous avons un besoin urgent de nouveaux arrivants pour contribuer à remplir ces 120 000 postes qui seront bientôt vacants. Nous voyons donc d’un bon œil le lancement la semaine dernière du Plan de croissance démographique du Nouveau-Brunswick pour lequel nous avons participé à l’exercice de consultation en vue de son élaboration.

Ce plan propose toute une série de mesures pour attirer jusqu’à 7 500 nouveaux arrivants annuellement jusqu’en 2024, sans oublier des initiatives pour intégrer et retenir ces gens à long terme dans nos communautés. Notons que le document précise également que l’on vise à atteindre 33 pour cent d’immigration francophone d’ici 2024.

Cependant, l’immigration est l’affaire de tous – le gouvernement provincial, les municipalités, le secteur privé, les institutions postsecondaires, les organismes communautaires, et j’en passe. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer si nous voulons réussir. Nos communautés doivent accueillir nos nouveaux arrivants et les aider à s’orienter et à s’intégrer dans leur nouveau milieu, alors que nos entreprises doivent les guider et les former pour répondre aux exigences de leur nouvel emploi. Ce sont des efforts de longue haleine, mais en travaillant ensemble, nous pourrons relever ce défi. L’avenir économique (et démographique) de notre province en dépend.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswicl