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Une taxe hôtelière pour donner un coup de pouce

La saison estivale bât son plein et les touristes se pointent dans les quatre coins de la province pour profiter de nos magnifiques plages et nombreux attraits et expériences inoubliables. Chaque année, ces milliers de visiteurs contribuent plus de 520 millions $ à notre produit intérieur brut et cette industrie crée plus de 42 000 emplois. Nous nous devons d’appuyer la croissance de ce pilier essentiel de notre économie.

D’ailleurs, les récents changements à la Loi sur la gouvernance locale permettent maintenant aux municipalités de percevoir une taxe hôtelière comme, par exemple, le fera la ville de Moncton en août. Cette nouvelle taxe de 3,5 pour cent sera ainsi imposée sur le prix d’achat d’un hébergement touristique. Les revenus amassés serviront à l’établissement d’un organisme de marketing de destination afin de promouvoir et développer davantage le tourisme pour la région de Moncton.

Un tel système existe déjà en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Maine et dans de nombreuses juridictions qui tentent d’attirer les mêmes touristes que nous. Quelques régions du Nouveau-Brunswick perçoivent également une taxe hôtelière, mais plutôt sur une base volontaire.

Cette mesure était réclamée par les opérateurs touristiques et autres acteurs depuis plusieurs années afin de concurrencer sur un pied d’égalité avec les destinations touristiques qui bénéficient déjà d’une telle taxation. Rappelons en outre que le budget du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine a subi des compressions de 7,5 millions $ qui seront principalement appliquées aux efforts de promotion. Ceci permettra peut-être de justifier l’instauration d’une taxe hôtelière qui contribuerait à combler cette différence.

Cependant, quelques interrogations demeurent dans ce dossier comme l’idée d’une uniformité à travers toute la province afin que toutes nos régions puissent profiter d’une promotion touristique accrue. Les questions d’imputabilité et de possibles péréquations au bénéfice de régions plus rurales ont également été soulevées par divers intervenants. Ces préoccupations doivent faire l’objet de discussions plus approfondies, et ce dans le cadre d’une stratégie globale touristique pour le Nouveau-Brunswick.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.