logo small2x

Retour sur le dernier rapport de la Vérificatrice générale

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson, a déposé plus tôt en juin un rapport dans lequel elle s’est notamment penchée sur l’externalisation de travaux d’entretien et de travaux des routes par le ministère des Transports et de l’Infrastructure. Celui-ci confie ainsi au secteur privé des travaux pour une valeur de 200 millions de dollars par année. Nous aimerions profiter de cette chronique pour revenir sur les conclusions de Mme MacPherson à cet effet puisque ses recommandations pourront avoir un impact direct sur le secteur privé et la croissance économique de notre province.

La Vérificatrice générale explique que la majorité des travaux d’entretien des routes sont effectués à l’interne, mais que certains sont confiés à des partenaires externes pour le pavage, le terrassement, le marquage des lignes et la coupe de broussailles. Mme MacPherson déplore l’absence de politique et de cadre décisionnel pour déterminer quels programmes et travaux de construction seront confiés à l’externe donc au secteur privé. Un peu plus loin, elle constate que le Ministère prenait des décisions pour promouvoir le développement économique et la croissance du secteur privé, alors que la liste d’objectifs et de principes directeurs comprenait notamment une concurrence minimale avec le secteur privé, ainsi qu’une réceptivité aux occasions et aux partenariats de développement économique. Elle affirme que les principes directeurs ne sont pas cohérents avec ses attentes pour une gestion efficiente, efficace et sûre de l’infrastructure.

Nous sommes pleinement d’accord que l’absence d’une politique claire avec un cadre décisionnel bien établi peut mener à des décisions qui ne sont pas objectives, transparentes et fondées sur des preuves. Cependant, nous aimerions que cette future politique continue de considérer l’élément de développement et d’impact économique de la prise de décision d’externalisation des travaux liés à ce ministère. Comme nous le savons tous, confier certains travaux routiers à une entreprise locale permet d’appuyer la croissance de l’économie de toutes nos régions par l’entremise de la création et le maintien d’emplois directs et indirects ainsi que toutes les retombées économiques variées qui s’ensuivent. Sans tomber dans un protectionnisme indu, l’allocation de contrats gouvernementaux à des entreprises néo-brunswickoises doit être favorisée puisque non seulement nos gens possèdent l’expertise et l’équipement nécessaire pour accomplir ces travaux, mais aussi choisir des entreprises d’ici contribue à la croissance de notre économie.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.