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Deux langues sont toujours bonnes pour les affaires

Ce lundi, le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a dévoilé les résultats de la mise à jour de l’étude des économistes Pierre-Marcel Desjardins et David Campbell sur les avantages et le potentiel économique du bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Sans surprise, cette étude reconfirme ce que nous savions déjà, soit que deux langues sont toujours bonnes pour les affaires et que le bilinguisme représente un atout essentiel pour notre province.

Le bilinguisme économique représente depuis longtemps un important dossier pour le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) et pour ses membres qui y voient un puissant levier de développement pour notre province. En cette année du 40e anniversaire du CÉNB et du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, il s’avérait de mise d’obtenir des faits et des données récentes qui primeront et qui doivent toujours primer sur les opinions et émotions non-fondées ou fondées sur de fausses nouvelles. Nous avons donc lancé l’idée l’hiver dernier d’effectuer une mise à jour de cette étude, non seulement pour réitérer l’importance du bilinguisme dans notre économie, mais aussi pour amorcer des actions afin de maximiser encore plus cet avantage concurrentiel.

Le dévoilement des résultats de la mise à jour de l’étude a donc coïncidé avec la mise sur pied d’une de ses principales recommandations, soit la création d’un groupe de travail pour accroître les retombées économiques du bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Le CÉNB formera ce groupe de travail avec des représentants du Conseil d’entreprise du Nouveau-Brunswick et comptera sur l’appui de Opportunité Nouveau-Brunswick, et nous avons bien hâte de nous mettre à la tâche.

Voici quelques données tirées de cette étude que je vous suggère de retenir et de partager autour de vous :
  • Au Nouveau-Brunswick, la contribution économique des travailleurs bilingues se chiffre à 38,7 % du PIB de la province. En d’autres termes, le bilinguisme crée de la richesse.
  • L’industrie des centres de contact génère à elle seule annuellement 1,5 milliard de dollars en revenus d’exportation pour le Nouveau-Brunswick.
  • Pour chaque emploi bilingue créé dans l’industrie des centres de contact, deux autres emplois unilingues sont créés.
L’étude souligne également des occasions à saisir que nous n’exploitons pas encore à leur plein potentiel. Nos entreprises nous informent que l’un de leurs défis est l’accès à de nouveaux clients et à de nouveaux marchés. L’un des avantages du bilinguisme est d’aider notre province à augmenter le volume des échanges commerciaux dans les marchés francophones comme le Québec et le reste de la Francophonie mondiale. Le groupe de travail pourra donc explorer les possibilités soulignées par Messieurs Desjardins et Campbell comme l’industrie langagière, le secteur touristique ou encore le secteur des services pour ne nommer que ces exemples.

Le groupe de travail se penchera sur une stratégie de développement du bilinguisme économique assortie d’actions concrètes qui permettront à notre province et à nos entreprises d’atteindre un autre niveau de développement grâce à notre caractère bilingue. Nous sommes des plus heureux de collaborer à ce groupe de travail dont les actions auront un impact réel sur notre avenir. Cette proactivité est à l’image de nos entreprises et celles-ci doivent participer aux discussions et aux solutions. Et si vous voulez partager vos idées pour que le bilinguisme devienne un levier de développement encore plus important pour le Nouveau-Brunswick, n’hésitez pas à me contacter pour en discuter.

Thomas Raffy
Président-directeur général 
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.