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Bâtir des ponts entre Fredericton et Paris

Aujourd’hui, le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) a l’honneur d’accueillir l’ambassadrice de France au Canada, Son Excellence Kareen Rispal lors d’un événement à Fredericton en partenariat avec Opportunité Nouveau-Brunswick (ONB). L’objectif est de rassembler des membres de la communauté d’affaires de la province afin de discuter des liens économiques. Du commerce aux investissements, le Nouveau-Brunswick et la France partagent de nombreux intérêts communs que nous devrions exploiter davantage pour faire croitre nos économies respectives.

Le premier élément que nous avons en commun avec la France s’avère évidemment la langue et la culture francophone. Parler affaires en partageant une langue forme un excellent point de départ pour développer des liens d’affaires. L’instabilité de la dernière année avec notre plus grand partenaire commercial traditionnel accentue l’importance de diversifier davantage nos marchés d’exportation et nos entreprises ont tout à gagner à lorgner de l’autre côté de l’océan atlantique.

La France représente une porte d’entrée grande ouverte sur le vaste marché de l’Union européenne (UE). Rappelons aussi que le Canada et l’UE ont signé un imposant accord de libre-échange, l’Accord économique et commercial global, qui a aboli de nombreux droits douaniers afin d’augmenter les échanges commerciaux. L’élimination de ces anciennes barrières au commerce rend ce marché encore plus attrayant pour nos entreprises exportatrices qui se doivent de l’explorer davantage. Cependant, les récentes compressions budgétaires chez ONB et l’absence de l’exportation dans le budget provincial déposé le mois dernier sont source d’interrogations pour nos membres du CÉNB quant aux intentions du gouvernement en ce qui a trait à la diversification des marchés.

N’oublions pas non plus que le Nouveau-Brunswick célèbre ces jours-ci le 50e anniversaire de l’adoption de la Loi sur les langues officielles dans la province. Le bilinguisme de notre main-d’œuvre forme un atout incommensurable pour développer des partenariats avec des gens d’affaires français. Par exemple, nous pourrions servir d’intermédiaire pour les aider à percer sur l’immense marché nord-américain, appuyé non seulement par notre bilinguisme, mais aussi par notre position géographique qui nous permet de desservir une clientèle provenant de nombreux fuseaux horaires. Réitérons également que notre province devrait miser sur son bilinguisme pour développer une industrie langagière de premier ordre, ce qui pourrait intéresser de futurs partenaires français.

Cette réflexion s’impose car le Nouveau-Brunswick à lui seul est un très petit marché dont les défis sont accentués par notre décroissance démographique. La croissance de nos exportations est l’une des avenues à privilégier pour assurer l’avenir économique de notre province.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.