logo small2x

Les entreprises ont été entendues dans le budget provincial 2019

Les préoccupations des entreprises francophones du Nouveau-Brunswick telles que présentées par le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) semblent avoir été entendues dans le budget provincial déposé la semaine dernière. Comme le préconisait la communauté d’affaires francophone, un assainissement des finances publiques semble former l’une des priorités de ce budget qui propose également quelques mesures pour favoriser la croissance économique.

Comme prévu, ce budget ne présente donc pas de déficit et propose de réduire la dette provinciale. Nous sommes satisfaits que l’assainissement des finances publiques semble former l’une des priorités du gouvernement. C’est également un soulagement d’apprendre que fardeau financier des gens d’affaires ne s’alourdira pas puisque ce budget n’augmente pas les taxes aux entreprises et annonce l’intention de réduire les impôts sur les entreprises. Comme nous l’avons souligné lors des consultations prébudgétaires, nos entreprises nécessitent un climat propice à la croissance et nous osons espérer que les mesures proposées par ce budget créeront des conditions favorables avec un plan pour le moyen et le long terme qui inspirera confiance à nos gens d’affaires. 

Le CÉNB voit aussi d’un bon œil la volonté du gouvernement provincial de bâtir une économie basée sur le secteur privé et nous saluons le maintien du Fonds de développement économique et d’innovation pour le nord du Nouveau-Brunswick ainsi que celui pour la région de Miramichi.

Cependant, l’absence de mention liée à l’exportation et la diversification des marchés nous semble une lacune importante. Lors d’un sondage prébudgétaire mené auprès de nos membres, 93,3 % se sont prononcés en faveur du maintien ou de l’augmentation des subventions et des crédits d’impôt à l’exportation. 

De même, ce budget ne fait aucune mention de l’immigration, de la formation, de l’automatisation ou de la robotisation. Tous ces éléments devraient pourtant jouer un rôle essentiel pour contribuer à relever les importants défis de main-d’œuvre et nous devons les mettre à l’avant-plan. En outre, le budget consacré au développement de l’emploi a subi une réduction assez majeure et nous déplorons son impact sur le secteur privé qui peine à pourvoir des postes vacants causés par une importante pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Nous souhaitons que des initiatives concrètes pour relever les multiples défis liés à la main d’œuvre soient mises sur pied malgré une réduction des fonds dans ce secteur.

Aussi, les compressions de 4,1 millions $ au budget d’Opportunité NB soulèvent nos inquiétudes et nous nous demandons quel en sera l’impact sur nos entreprises au niveau des services et de l’appui qu’elles reçoivent de cette agence.

Nous remettons également en question la réduction du budget de promotion de l’industrie touristique qui avait bénéficié d’une augmentation lors du budget précédent. Nous nous inquiétons de l’impact de ce retour à la case départ sur cet important moteur de développement économique. Est-ce que nous pouvons compter sur un plus grand effet de levier en ayant une approche de gestion différente ? Nous voulons en connaître davantage sur les initiatives concrètes pour ce secteur qui vient de perdre une partie de ses moyens financiers.

En général, ce budget promet une certaine stabilité et démontre l’intention du gouvernement de rembourser la dette provinciale. Nous attendons maintenant de voir comment il se traduira sur le terrain auprès de nos entreprises. Nous anticipons aussi avec impatience l’annonce d’un plan de développement économique et un plan de croissance pour notre province. Nos entrepreneurs sont prêts à participer à la mise en place de solutions concrètes pour assurer notre avenir. 

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.