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Parlons chiffres

Dans la foulée des préparatifs du Conseil économique du Nouveau-Brunswick pour les consultations prébudgétaires du gouvernement provincial, nous avons sondé nos membres pour connaître leurs inquiétudes et leurs suggestions pour dynamiser le secteur privé. Plusieurs statistiques pertinentes ont émergé de cet exercice et elles offrent un intéressant coup d’œil sur les préoccupations actuelles de nos gens d’affaires francophones.

Plusieurs questions portaient sur la main-d’œuvre puisque la pénurie de travailleurs qualifiés représente le principal défi de nos entreprises, et ce peu importe leur secteur d’activité ou leur région. Nous savons déjà qu’un grand nombre de nos entreprises explorent le potentiel de l’automatisation et de la robotique pour contrer certains défis de main-d’œuvre. Quarante pour cent des entrepreneurs consultés lors du sondage ont aussi préconisé des mesures fiscales pour maintenir le plus longtemps possible les travailleurs en emploi, alors que la majorité est en faveur du maintien ou même d’une augmentation des programmes d’aide à la formation des employés. Près de 80 % appuyaient des mesures fiscales pour supporter les coûts de recrutement au pays et à l’international. Nos entreprises se sont également dites en faveur d’au moins maintenir ou encore réduire les impôts des particuliers afin de rendre le Nouveau-Brunswick plus attrayant pour les talents des autres provinces. Cinquante-neuf pour cent des répondants ont aussi suggéré de ramener l’apprentissage des métiers dans le curriculum scolaire.

Ainsi, 62 % des répondants ont indiqué leur désaccord sur la facilité de leur entreprise à absorber des coûts additionnels. Ceci démontre l’essoufflement de nos gens d’affaires face à de multiples augmentations de coûts comme les cotisations à Travail sécuritaire NB, le salaire minimum, l’impôt, etc.
Les infrastructures publiques comme les routes, les ponts, les autoroutes et les technologies revêtent une grande importante pour nos entreprises puisqu’elles jouent un rôle essentiel pour joindre leurs marchés. Les entrepreneurs francophones se prononcent en majorité (55,6 %) pour le maintien des dépenses en infrastructures.

Le vaste dossier de la renégociation de l’ALÉNA et la guerre des tarifs avec notre voisin du sud qui s’est ensuivie ont marqué l’horizon économique de la dernière année. Nos entreprises ont ainsi signalé leur intérêt pour le commerce interprovincial et le développement de nouveaux marchés internationaux. Cinquante-sept pour cent se disent donc en faveur du maintien et 38,9 % en faveur d’une augmentation des subventions et crédits d’impôts aux PME pour l’exportation. Nos entreprises y voient des avenues intéressantes à explorer, mais requièrent de l’aide pour y parvenir.

Nous avons regroupé toutes ces statistiques et recommandations de nos membres dans un mémoire présenté au gouvernement provincial en février (et disponible sur notre site : www.cenb.com). Nous verrons ainsi si ces pistes de solutions présentées nos membres se retrouveront dans le budget provincial du 19 mars. Nous croyons fermement qu’avec un environnement favorable aux affaires, nos entreprises contribueront davantage à la croissance économique de notre province et de nos collectivités.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.