logo small2x

Des attentes élevées pour le prochain budget

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick déposera dans un mois son tout premier budget qui est attendu avec impatience par la communauté d’affaires de la province. Les attentes sont élevées, car nos défis économiques sont nombreux et nécessitent des actions décisives pour assurer la croissance de nos collectivités et de notre province.

Tout d’abord, nos membres accueillent bien le fait que le premier budget de ce gouvernement sera équilibré, mais les interrogations demeurent sur les moyens que préconisera le gouvernement pour gérer sa dette qui a doublé en l’espace de dix ans. Quels programmes et mesures seront mis en place et lesquels passeront sous le couperet ?

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick a déjà fait part des préoccupations et des suggestions des entreprises francophones à notre ministre des Finances, Ernie Steeves, lors de consultations prébudgétaires tenues récemment. Nous y avons notamment mentionné le fardeau de l’imposition de nos entreprises qui entrave leur croissance, ainsi que l’apport de l’exportation et du commerce interprovincial qui gagneraient tous deux à se développer davantage. Nous avons mentionné les avantages de fonds de commercialisation du tourisme pour augmenter la compétitivité de nos entreprises du secteur touristique. Nous avons aussi réitéré l’importance du bilinguisme économique comme levier de développement économique et son plein potentiel présentement inexploité par notre province.

Nous sondons actuellement nos membres pour connaître leur avis sur différentes questions reliées au budget afin de présenter un mémoire exhaustif au gouvernement dans les prochaines semaines. Quelques tendances se dégagent déjà des résultats préliminaires qui indiquent que nos gens d’affaires préconisent une réduction des impôts aux entreprises. Nos entrepreneurs souhaiteraient une augmentation des subventions et des crédits d’impôt pour l’accroissement de l’exportation, tout comme davantage de programmes d’aide pour l’embauche des travailleurs et la formation des employés. Nos entreprises recommandent aussi des mesures fiscales pour supporter les coûts de recrutement au Canada et à l’international.

Nous osons espérer que la voix de nos gens d’affaires sera entendue et que ces pistes de solutions se reflèteront, parmi d’autres, dans le prochain budget. Nos entrepreneurs sont la clé de la croissance économique de notre province et le gouvernement se doit de mettre en place les conditions favorables pour leur permettre de créer des emplois et de la richesse pour nos communautés.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.