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L'impact économique des baleines noires

L’arrivée des baleines noires dans les eaux au large de nos côtes a suscité des fermetures de zones de pêche par le gouvernement fédéral dans un effort pour protéger cette espèce menacée d’extinction. De prime abord, soulignons l’importance de protéger une espèce en voie de disparition comme le sont les baleines noires. La protection d’une espèce est un dossier prioritaire pour le gouvernement canadien depuis le début de cette crise.


Cependant, ces fermetures des zones de pêches ont un sérieux impact sur l’économie des communautés côtières de la province et particulièrement l’industrie de la pêche au homard de la Péninsule acadienne. Il est estimé que les pertes directes se chiffreraient à plus de 55 millions de dollars pour la période de fermeture de ces zones et cet impact pourrait s’avérer encore plus grave si de nouvelles zones sont fermées.

Non seulement nos pêcheurs ne pourront pas rapporter de prises au quai pendant une certaine période, ce qui affecte évidemment leurs revenus, mais l’impact économique se fera aussi ressentir au niveau des usines de transformation, des employés des usines, de nos exportations, etc. Il y aura un effet « boule de neige » tout au long de la chaîne liée à la pêche au homard, de sa capture jusqu’à sa consommation dans les restaurants et par les particuliers, en passant par sa transformation, son transport et son exportation, sans oublier toutes les industries connexes qui y sont étroitement liées. Nous savons que l’économie du Nouveau-Brunswick repose en partie sur l’industrie de la pêche et une telle crise secoue l’industrie avec d’importants impacts négatifs sur nos communautés.

La compétitivité de l’industrie de la pêche subit les contrecoups des mesures de protection, alors que nos concurrents américains ne sont pas assujettis aux mêmes mesures. La concurrence sur les marchés mondiaux est féroce et nos entreprises exportatrices devraient pouvoir y évoluer sur un pied d’égalité.

Le dialogue doit donc continuer entre le gouvernement et les acteurs de l’industrie de la pêche afin de trouver des mesures qui concilieront la protection de l’espèce avec l’activité économique qui repose sur l’exploitation des ressources de la mer. Une reconsidération des solutions proposées par les acteurs principaux de l’industrie est à préconiser.

Thomas Raffy
Président-directeur général
Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc.