Chroniques
Nouvelle stratégie de développement Nouveau-Brunswick et France : Trois premiers objectifs économiques
Objectif #1 : Augmenter le nombre d’immigrantes et d’immigrants francophones
Nous bâtirons sur les missions de promotion et de recrutement qui ciblent des immigrants et immigrantes francophones en France depuis le début des années 2000. Dès la première édition de Destination Canada, un forum de promotion et recrutement de mains-d’œuvre francophones, organisé depuis 2003 par l’Ambassade du Canada à Paris, le Nouveau-Brunswick fut une des premières provinces présentes. Le concept de Destination Nouveau-Brunswick a pris forme de 2012 à 2015 pour ensuite devenir Destination Acadie.
Les deux priorités principales seront d’augmenter la visibilité de notre belle province en matière d’immigration et d’identifier les entreprises francophones avec leurs besoins de main-d’œuvre. Pour maximiser la possibilité de rencontrer cet objectif, deux indicateurs de performance clés seront :
- Le Nouveau-Brunswick participera ou organisera quatre activités de recrutement et de promotion liées à l’immigration francophone annuellement;
- Augmenter le nombre de nouveaux arrivants provenant de la France à plus de 50 personnes par année.
Objectif #2 : Acquérir une meilleure compréhension des marchés prioritaires
Opportunités NB (ONB) travaille directement avec les divers ministères responsables pour identifier et explorer les opportunités des secteurs potentiels d’intérêt pour le marché français y compris : la cybersécurité, la santé numérique, l’énergie intelligente, l’aérospatiale et la défense, les produits pharmaceutiques, la technologie et la fabrication de pointe. L’accès préférentiel à ce vaste marché grâce à l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne offre d’énormes possibilités et un réel avantage concurrentiel pour le Canada et le Nouveau-Brunswick.
En 2020, en faveur de la France, il y avait un écart de 10 millions $ entre les importations et les exportations entre la France et le N.-B. Pour combler ce déficit commercial des exportations et des importations, trois des priorités du gouvernement du N.-B. seront de favoriser les échanges entre les marchés du N.-B. et de la France, d’inciter la participation aux associations pour accroître la visibilité du N.-B. et de mieux faire connaître les différents secteurs de la province et mettre en valeur les opportunités économiques. En affaires, des mesures claires et précises sont habituellement nécessaires pour pouvoir mesurer et atteindre les résultats escomptés. Les indicateurs de performance clés seront d’attirer six nouvelles entreprises françaises au Nouveau-Brunswick et d’augmenter le niveau des exportations de 3%.
Objectif # 3 : Stimuler les échanges économiques des secteurs de l’agriculture, de l’aquaculture et des pêches
Le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick dirigera ces initiatives pour la province et travaillera avec d’autres organismes provinciaux et fédéraux (comme ONB et l’APÉCA) pour stimuler les échanges économiques. Les exportations des produits de la mer ont considérablement chuté entre 2019 et 2020; cependant, une reprise est prévue à l’avenir. Le N.-B. voit un énorme potentiel pour faciliter l’augmentation des exportations vers la France de nos secteurs de l’agriculture, de l’aquaculture et de la pêche. Nos principaux secteurs d’exportations sont le bleuet, le homard, la crevette et les pommes de terre.
Pour réaliser ce troisième objectif, deux priorités seront de développer la part du N.-B. du marché et d’acquérir une meilleure compréhension des marchés français. Pour y arriver, des indicateurs de performance clés ont été mis en place comme suit :
- 5 % d’augmentation des ventes à l’exportation par année;
- Augmenter le service d’information commerciale à l’industrie grâce à des mises à jour d’information commerciale distribuées à l’industrie, deux fois par année, pour les espèces clés.
Gaëtan Thomas
Président-directeur général du CÉNB