Chroniques
Le développement durable, un équilibre à maintenir
21 janvier 2022
Au Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB), nous adhérons au modèle du tabouret à trois pieds pour définir le développement durable. Les trois pieds de notre tabouret consistent à assurer une gestion responsable de l’environnement avec une économie en santé et une bonne conscience sociale. Un tabouret ne peut pas se tenir debout sans ses trois pieds et, de même, le développement durable ne sera pas atteignable sans bien équilibrer les trois éléments mentionnés ci-haut.
La coalition mondiale pour des émissions nettes zéro a pris de l’ampleur avec le leadership du Canada et de la France au cours des dernières années. En 2015, 196 pays ont adopté l’Accord de Paris, une mesure historique avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. Une nouvelle barre a été établie et il faut bien se rendre à l’évidence que la cible est énorme, mais réalisable. Pour que le Canada puisse atteindre ses objectifs fixés pour 2030, une collaboration exemplaire entre les provinces sera nécessaire, car les vraies solutions durables dépassent nos frontières.
Notre province devra devenir proactive avec une vision futuriste pour développer un plan (avec un sentiment d’urgence) axé sur des solutions progressives et constructives pour rétablir les relations avec le gouvernement fédéral et les Premières Nations. Ces relations seront primordiales pour pouvoir tirer avantage de nos forces comme notre réseau électrique intelligent capable d’intégrer toutes les ressources nécessaires (éoliennes, solaire, nucléaire, interconnections avec le Québec et les provinces atlantiques, etc.). Pour que notre province atteigne la carboneutralité par 2050, il faudra continuer à avancer les technologies nucléaires. Celles-ci pourront combler les demandes électriques qui s’imposeront pour permettre la conversion aux véhicules électriques avec un échéancier de 2035 au Canada. De plus, elles contribueront à fournir l’énergie requise pour développer l’hydrogène vert qui sera privilégié et nécessaire dans le futur. D’après la majorité des experts, la demande en électricité va inévitablement augmenter de façon considérable et l’hydrogène vert devra être développé pour atteindre la carboneutralité dans notre région et ailleurs partout dans le monde.
Le Nouveau-Brunswick doit donc démontrer le leadership nécessaire pour bien se servir de tous nos atouts. Mentionnons ici le nucléaire, le grand potentiel de développement d’énergies renouvelables et le potentiel de commercialiser la production d’hydrogène au Port de Belledune. N’oublions pas non plus la présence d’un réseau électrique fiable et capable de plus d’interconnexions comme la boucle atlantique qui augmenterait grandement les chances de réussir l’objectif net zéro par 2050 pour toute la région Atlantique. C’est ensemble et avec un sentiment d’urgence que nous arriverons à maintenir le tabouret de développement durable en équilibre. La survie de notre environnement, de notre économie et de notre société en dépend !
Gaëtan Thomas
Président, directeur-général
Conseil économique du N.-B.
La coalition mondiale pour des émissions nettes zéro a pris de l’ampleur avec le leadership du Canada et de la France au cours des dernières années. En 2015, 196 pays ont adopté l’Accord de Paris, une mesure historique avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. Une nouvelle barre a été établie et il faut bien se rendre à l’évidence que la cible est énorme, mais réalisable. Pour que le Canada puisse atteindre ses objectifs fixés pour 2030, une collaboration exemplaire entre les provinces sera nécessaire, car les vraies solutions durables dépassent nos frontières.
Notre province devra devenir proactive avec une vision futuriste pour développer un plan (avec un sentiment d’urgence) axé sur des solutions progressives et constructives pour rétablir les relations avec le gouvernement fédéral et les Premières Nations. Ces relations seront primordiales pour pouvoir tirer avantage de nos forces comme notre réseau électrique intelligent capable d’intégrer toutes les ressources nécessaires (éoliennes, solaire, nucléaire, interconnections avec le Québec et les provinces atlantiques, etc.). Pour que notre province atteigne la carboneutralité par 2050, il faudra continuer à avancer les technologies nucléaires. Celles-ci pourront combler les demandes électriques qui s’imposeront pour permettre la conversion aux véhicules électriques avec un échéancier de 2035 au Canada. De plus, elles contribueront à fournir l’énergie requise pour développer l’hydrogène vert qui sera privilégié et nécessaire dans le futur. D’après la majorité des experts, la demande en électricité va inévitablement augmenter de façon considérable et l’hydrogène vert devra être développé pour atteindre la carboneutralité dans notre région et ailleurs partout dans le monde.
Le Nouveau-Brunswick doit donc démontrer le leadership nécessaire pour bien se servir de tous nos atouts. Mentionnons ici le nucléaire, le grand potentiel de développement d’énergies renouvelables et le potentiel de commercialiser la production d’hydrogène au Port de Belledune. N’oublions pas non plus la présence d’un réseau électrique fiable et capable de plus d’interconnexions comme la boucle atlantique qui augmenterait grandement les chances de réussir l’objectif net zéro par 2050 pour toute la région Atlantique. C’est ensemble et avec un sentiment d’urgence que nous arriverons à maintenir le tabouret de développement durable en équilibre. La survie de notre environnement, de notre économie et de notre société en dépend !
Gaëtan Thomas
Président, directeur-général
Conseil économique du N.-B.