Trop d’aéroports au N.-B., selon le CÉNB


Trop d’aéroports au N.-B., selon le CÉNB
Le 13 juillet 2000

UNE RATIONALISATION EST NÉCESSAIRE

MONCTON (N.-B.) -  Au dire du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (C.É.N.-B.), l'efficacité du transport aérien au Nouveau-Brunswick dépend d'une rationalisation des aéroports de la province. 


«  L'appui gouvernemental à nos aéroports dans le but de les conserver lorsqu'ils ne peuvent assurer leur propre subsistance est néfaste plutôt qu'utile.  Le nombre d'aéroports dans cette province dépasse nos besoins et nous nous devons d'étudier la question », a dit monsieur Ronald Drisdelle, directeur exécutif du C.É.N.-B. « Habituellement, ce sont les forces du marché qui devraient décider du nombre d'aéroports que nous avons réellement besoin au Nouveau-Brunswick pour accroître l'efficacité du transport aérien.  Ceci ne devrait cependant pas se faire au détriment du développement économique des régions qui doit demeurer une priorité.  Nous devons assurer que le Sud ne se développe pas au détriment du Nord, par exemple. »


Selon monsieur Drisdelle, le nombre trop élevé d'aéroports, compte tenu de la population du Nouveau-Brunswick, contribue à maintenir un niveau de concurrence inadéquat entre les transporteurs aériens ce qui entraîne un service moins efficace.  «  Dans l'ouest canadien où la concurrence est plus élevée, les consommateurs jouissent d'un service supérieur et de prix beaucoup plus intéressants.  On y retrouve aussi proportionnellement moins d'aéroports qu'au Nouveau-Brunswick »,  a dit monsieur Drisdelle.  « Nos aéroports se battent pour les transporteurs et se divisent la clientèle qu'il faut pour pouvoir attirer de nouveaux transporteurs.  Cette situation nous prive d'un plus grand nombre de vols, de meilleurs horaires et de prix moins élevés. »


« Les plaintes majeures que nous entendons présentement concernant le transport aérien  sont que les prix sont trop élevés, qu’il y a un manque de vols directs aux grands centres à partir de nos aéroports et que les horaires sont inefficaces pour les gens d’affaires », a continué monsieur Drisdelle.  « C’est devenu un véritable obstacle pour les entrepreneurs et ça nuit au développement économique de toutes les régions du Nouveau-Brunswick. »


D’après monsieur Drisdelle, en tenant chacune à leur petit morceau, chaque région en sort perdante :   « Nos aéroports sont déjà privés d’une énorme clientèle qui choisit de faire le voyage en voiture pour prendre des vols à partir d’aéroports à l’extérieur de la province et même à l’extérieur du pays pour profiter de meilleurs prix.  Par exemple, nous perdons une bonne partie de notre clientèle potentielle à l’aéroport de Halifax qui est le seul aéroport majeur en Nouvelle-Écosse.  Nous devons prendre conscience de ce fait et donner à cette clientèle une raison de voyager vers nos aéroports au lieu. »


Le C.É.N.-B. invite les gouvernements à adopter une politique de transport aérien qui mise sur l’efficacité des services, ainsi que sur le développement de nos régions même si cela se traduit par une rationalisation des installations en place.


La mission du Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc. est de contribuer au développement du Nouveau-Brunswick, par la promotion de l’entrepreneurship francophone et des milieux d’affaires.
 

 



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