Le bilinguisme, un atout économique


Le bilinguisme, un atout économique
Le 17 octobre 2012

Le bilinguisme au Nouveau-Brunswick est à un moment décisif.  Au lieu de marteler cet important atout, le Nouveau-Brunswick se doit de suivre la nouvelle tendance internationale et « approcher » le bilinguisme sous l’angle économique.

 

L’Europe s’intéresse de plus en plus aux liens entre les langues et l’économie.  En Suisse, selon une recherche dirigée par le professeur François Grin, spécialiste en économie des langues et de l'éducation, il est estimé que les compétences en langues étrangères contribuent à 10 % du PIB.  Le fait que des personnes, des organisations, des entreprises sont en mesure de communiquer, de travailler et de faire des affaires en trois, quatre ou cinq langues donne à la Suisse un avantage concurrentiel de plus de 50 milliards de $ par année. 

 

Le bilinguisme doit s’intégrer dans une stratégie de développement économique provinciale misant sur le potentiel des compétences langagières des Néo-Brunswickois.  La province doit mettre en valeur l’aspect francophone, anglophone et bilingue de sa population, ce qu’il lui permettrait de renforcer ses liens économiques avec les pays francophones et anglophones, mais aussi d’accroître cet important avantage concurrentiel.  Le Nouveau-Brunswick doit utiliser cette force économique pour se positionner sur l’échiquier international. 

 

Par ailleurs, si le Nouveau-Brunswick veut utiliser son statut bilingue comme un atout économique et d’employabilité, il faut continuer à valoriser l’apprentissage et les expériences, aussi bien en français qu’en anglais chez les jeunes et l’ensemble de la population.  Il est important de noter que selon les résultats du recensement de 2006, le taux d’emploi des personnes bilingues au Canada est supérieur à celui des personnes ne parlant qu’une seule des deux langues officielles.  Selon le chercheur Alex Armstrong de l’Université Queen’s, le bilinguisme est une forme de capital humain qui a une valeur innée dans le marché du travail et [qui] signale aux employeurs qu’un individu a le désir et la capacité d’apprendre.

 

Dans un contexte où la province a besoin d’accroître ses revenus et réduire son déficit, elle se doit d’utiliser ses atouts pour en faire un avantage concurrentiel.  Comme province, pourquoi ne pas suivre la tendance européenne et faire du bilinguisme notre marque de commerce. 

 

Lori-Ann Cyr
Présidente du Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc. (CÉNB)



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